Le mot du réalisateur

  

LE MOT DU REALISATEUR .

                            

      Bloody Fast-Food est un long métrage gore amateur que je suis en train de réaliser depuis l’été 2006. Je rejette dans ce film absolument tout ce que j’aime dans le cinéma ou les séries télé. Ce n’est même plus un long métrage mais une saga ! Voici quelques exemples de ce qui m’influence énormément pour réaliser ce film : l’humour gore de Peter Jackson et de Sam Raimi, les dialogues de Quentin Tarantino, le montage "clipeste" de Nip/Tuck, l’entrecroisement des histoires d’un Sin City, des flash-backs à répétition comme dans un épisode de Lost, quelques manières de filmer de Gaspar Noé, le coté speed et rock’n’roll de Russ Meyer, le coté hautement plagieur (mais en plus nanar) de Bruno Mattei, Jess Franco ou Joe D’Amato, l’envie de ne rien suggérer comme dans le livre American Psycho de Bret Easton Ellis, l’humour des Nuls et des Monty Python, la sauvagerie d’un August Underground’s Mordum et le coté "fait à la maison" d’un Bagman ou Toxic Avenger.

            Un de mes premiers buts était de ne m’imposer aucune limite. Même si un budget de zéro peut sembler un obstacle, en réalité : zéro producteur = liberté ! Et je peux donc faire le film que je veux, de la durée que je veux, avec la violence que je veux... Comment vous décrire ce que j’aimerais que le film soit une fois achevé ? Un patchwork interminable de séquences gores grand-guignolesques à la Braindead, directement suivis par une séquence de dialogue fleuve en noir et blanc tout droit sortie de J’ai toujours rêvé d’être Benchetrit, rythmé par de nombreuses séquences musicales montées comme des clips et entrecoupés de quelques passages ultra trash genre Irréversible... Désolé de ne m’exprimer que par références ou clins d’œil filmiques, mais entre cinéphiles je pense que c’est plus simple de se comprendre.

Sinon, l’histoire, qu’en est-elle ?

Une famille cannibale constituée de 2 grands frères et d’une petite sœur tiennent un fast-food où ils servent à leurs clients de la viande humaine. Pourquoi ? Ça sera dit dans le film.

Deux taulards s’échappent de prison et viennent braquer le fast-food pour se refaire la main. Pourquoi ? Ça sera dit dans le film.

Une jeune femme se réveille dans une pièce sale, entourée d’étranges instruments de tortures et écoute une cassette dans un dictaphone, lui annonçant que cette salle est sûrement celle où elle va mourir. Pourquoi ? Ça sera dit dans le film (ou dans Saw, sinon).

Un flamboyant golden boy et une hippie excentrique qui passent leurs journées à tuer des membres du sexe opposé semblent avoir un étrange lien avec le fast-food. Pourquoi ? Ça sera dit dans le film.

Christian Shephard a dit à John Locke de déplacer l’île. Pourquoi ? Ça ne sera pas dit dans le film !

Thibault Franquin

 

source :  http://www.intervistamag.com/spip.php?article8

 

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